Faites un geste pour l’environnement avec des panneaux solaires

Quel impact environnemental ont mes panneaux solaires photovoltaïques ?

Icône maison écologique
Impact des panneaux en fonctionnement : zéro

On dit parfois que la production d’électricité photovoltaïque n’a pas d’impact sur l’environnement. Cela est exact si l’on ne considère que la phase d’usage des modules photovoltaïques. Non seulement les panneaux photovoltaïques n’émettent aucun polluant, mais ils n’émettent en plus aucun bruit et n’ont aucune pièce mécanique en mouvement.

En fonctionnement, le seul impact des panneaux photovoltaïques est visuel, paysager.

Analyse du cycle de vie

En revanche, la fabrication des composants de votre système photovoltaïque, leur transport, leur installation, leur entretien et leur traitement en fin de vie nécessitent, comme pour tout produit industriel, de l’énergie et émettent donc des gaz à effet de serre.

Pour évaluer l’impact réel de votre installation photovoltaïque sur l’environnement, il faut donc se livrer à une Analyse de Cycle de Vie (ACV), c’est-à-dire prendre en compte toutes ses étapes de fabrication puis d’installation, d’utilisation et de fin de vie.

Les différentes analyses de cycle de vie de systèmes photovoltaïques confirment que la production d’électricité photovoltaïque présente un bilan environnemental favorable. L’impact majeur est la dépense énergétique pendant la phase de fabrication, provenant à plus de 40% du raffinage du silicium.

Analyse du Cycle de Vie (ACV)

Exemple de référentiel d'Analyse du Cycle de Vie

Source : ADEME. 2014. Référentiel d’évaluation des impacts environnementaux des systèmes photovoltaïques par la méthode d’analyse du cycle de vie.

Temps de retour énergétique

Il s’agit du temps nécessaire pour que l’énergie utilisée pour fabriquer, installer et recycler un panneau photovoltaïque soit compensée par l’énergie produite par ce panneau. Celle-ci dépend du lieu et du processus de fabrication mais aussi du lieu et du mode d’utilisation des panneaux.

L’énergie nécessaire à la fabrication d’un système PV est restituée au bout d’un à trois ans d’exploitation1 selon la technologie de module et sa région d’installation en France. Les avancées techniques attendues dans les prochaines années permettront de réduire ce “temps de retour énergétique“ à moins d’un an dans le sud pour les principales catégories de modules. Pendant les 30 ans de sa vie, un système PV produira donc entre 10 et 30 fois l’énergie dépensée tout au long de son cycle de vie.

Bilan carbone

En moyenne, un système photovoltaïque installé en France métropolitaine émet 55 gCO2eq/kWh2, selon le type de système, la technologie des modules et l’ensoleillement du site. Ce résultat est à comparer aux émissions moyennes relatives des mix électriques qui sont en France métropolitaine de 76,6 gCO2eq/kWh3 (contre 506 gCO2eq/kWh en moyenne dans le monde4).

Mix énergétique du pays de production

Les émissions de gaz à effet de serre dues à la fabrication de vos modules photovoltaïques dépendent fortement du mix électrique (des moyens de production d’électricité) du pays de fabrication de ceux-ci. En effet, 1 kWh électrique consommé aura émis pour être produit bien plus de gaz à effet de serre en Chine (657 gCO2eq5) qu’en France (environ 76,6 gCO2eq). La différence entre les deux pays ? Les moyens de production de leur électricité : essentiellement au charbon en Chine et au nucléaire en France. Un facteur jouant également est la distance entre le pays de fabrication et celui d’utilisation du panneau photovoltaïque : les émissions dues au transport des modules photovoltaïques ne sont pas négligeables.

Ainsi, un panneau solaire photovoltaïque utilisé dans le centre de la France émet s’il a été fabriqué en Chine environ 60 gCO2eq/kWh contre 32 gCO2eq/kWh si ce même panneau a été fabriqué en Allemagne6.

Icône recyclage
Recyclage

En fin de vie, plus de 85% des matériaux constituant le système photovoltaïque peuvent être recyclés7.

L’Union Européenne est pionnière en matière de recyclage des panneaux photovoltaïque. La directive européenne sur les “Déchets d’Équipements Électriques et Électroniques” (D3E) s’applique aux modules photovoltaïques. Dès lors, les fabricants, distributeurs et/ou importateurs de modules photovoltaïques ont l’obligation de prendre en charge et d’assurer leur recyclage.

En France, PV Cycle est l’éco-organisme en charge de la collecte et du recyclage des modules en fin de vie, conformément à la directive D3E. Vous pouvez consulter la liste des points de recyclage sur leur site internet.

Le système PV Cycle pour les particuliers

Le système PV Cycle pour les particuliers

Source : PV Cycle. 2017. PV Cycle, le service de collecte et de traitement des panneaux photovoltaïques usagés.

Icône équipe
Une filière européenne en plein essor

Les résultats de la dernière étude du cabinet de conseil EY sur la valeur ajoutée et les emplois du solaire photovoltaïque en Europe8 sont clairs :

  • En 2016, le secteur photovoltaïque représentait dans l’UE28 plus de 81 000 équivalents temps plein (ETP) et plus de 4,6 milliards d’euros de valeur ajoutée brute créée.
  • Il devrait soutenir d’ici 2021 près de 175 000 équivalents temps plein et générer environ 9,5 milliards d’euros de valeur ajoutée brute à niveau européen.
  • Avec des objectifs de 35% d’énergies renouvelables dans le mix énergétique européen dans la directive sur les énergies renouvelables au lieu des 27% actuels, la création d’emplois augmenterait de 56% dans la seule industrie solaire.
  • En 2016, les installations solaires photovoltaïques en toiture soutiennent environ trois fois plus d’emplois et de valeur ajoutée brute que les installations au sol. Ceci peut s’expliquer par leur capacité installée et les travaux nécessaires pour l’installation, l’opération et la maintenance.

Les efforts à mettre en œuvre pour réaliser ce potentiel doivent commencer dès maintenant. En produisant aujourd’hui votre propre électricité solaire, vous contribuez au développement de la filière photovoltaïque française, et a fortiori européenne !

Icône consom'acteur
Un citoyen consom’acteur

Il est parfois difficile pour chacun d’entre nous de trouver la motivation pour lutter contre le changement climatique, notamment pour deux raisons :

  • ses effets ne sont pas immédiatement perceptibles, car souvent éloignés dans l’espace et longs dans le temps
  • il est difficile de juger de l’impact de nos gestes quotidiens sur la planète, car nous manquons d’indicateurs et que nos priorités sont souvent ailleurs

Ces mêmes biais existent pour les moyens de production d’électricité : nous ne savons pas d’où vient l’électricité que nous consommons, et cela ne change rien sur notre quotidien. Toute pollution générée par des moyens de production d’électricité non renouvelable est totalement invisible pour le consommateur final de cette électricité.

En vous réappropriant la production d’une partie de l’électricité que vous consommez, vous devenez un acteur de la transition énergétique. Vous faites plus attention à votre consommation électrique et pouvez suivre les bénéfices des actions d’efficacité énergétique et de maîtrisie de la demande d’énergie que vous entreprenez, d’autant que celles-ci vous permettent d’améliorer la rentabilité de votre installation.

Logo ADEME
Le point de vue de l’Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie

L’ADEME soutient le développement de l’autoconsommation, qui présente de réels bénéfices pour les consommateurs, comme pour la collectivité.

  • Pour le consommateur elle permettra de maîtriser l’origine d’une partie de sa consommation d’électricité, ainsi que de réduire et de sécuriser une partie de sa facture d’électricité.
  • Pour la collectivité, elle contribuera au développement des énergies renouvelables et du photovoltaïque en toiture en particulier, limitant ainsi les conflits d’usage au sol, et réduisant potentiellement le besoin de renforcement du réseau électrique et les coûts associés.

Ces bénéfices reposent sur le juste dimensionnement de l’installation PV destinée à l’autoconsommation.

Dans la continuité du développement de la filière photovoltaïque, l’autoconsommation d’électricité d’origine photovoltaïque (PV) apparaît comme un moyen d’augmenter la pénétration de sources de production d’électricité renouvelables dans le mix énergétique français tout en répondant à l’attente citoyenne de se réapproprier la production d’énergie et de devenir des consom’acteurs participant à l’effort collectif de plus grande sobriété énergétique et de réduction des émissions de gaz à effet de serre.


  1. Résultats issus du projet ESPACE (www.espace-pv.org)
  2. Solar resources and carbon footprint of photovoltaic power in different regions in Europe. De Wild-Scholten. SmartGreenScans. 2014.
    Le centre de ressources sur les bilans de gaz à effet de serre de l’ADEME utilise cette valeur, avec les précisions suivantes : “SmartGreenScans, cabinet de consultants spécialisé en ACV des systèmes photovoltaïques, propose une valeur d’empreinte carbone de l’électricité photovoltaïque globale et pour certains pays. Le facteur d’émission relatif à l’électricité photovoltaïque pour la France est de 56 gCO2eq/kWh. Cette valeur a été calculée à partir de données de marché international de 2011 des matériaux et composants photovoltaïques (lieu et capacité de fabrication des composants PV). A noter que la puissance annuelle mondiale installée a évolué significativement depuis 2011 (30GW en 2011 à 38 GW en 2013), mais la production des composants se situe toujours principalement en Asie. Globalement l’effet sur l’empreinte carbone de l’électricité photovoltaïque en France reste négligeable. Cette valeur tient compte également des parts de marché des principales technologies de modules, de la répartition des installations selon les régions en France, des rendements commerciaux actualisés des principales technologies de modules. La puissance installée cumulée en France utilisée pour la détermination de la valeur du contenu carbone est celle de la fin 2011. La puissance cumulée est passée d’environ 3 GW à la fin 2011 à 4,7 GW à la fin 2013. Mais la répartition géographique des installations PV en terme de puissance n’a pas réellement évolué depuis fin 2011. On peut donc considérer cette étude comme une référence d’un point de vue évaluation de l’empreinte carbone du kWh photovoltaïque en France. La valeur retenue sera arrondie à 55 gCO2eq/kWh avec une incertitude de 30%. Notons par ailleurs que cette valeur est conforme avec les résultats des ACV ménées par l’ADEME sur les différentes technologies de mise en œuvre des systèmes photovoltaïques. Les valeurs issues de ces ACV varient entre 35 et 85 g équivalent CO2 par kWh du sud au nord et selon les technologies.”

  3. Centre de ressources sur les bilans de gaz à effet de serre de l’ADEME, données moyennées sur la période 2012-2016.
  4. Agence Internationale de l’Énergie (IEA). CO2 emissions from fuel combustion Highlights (2017 edition).
  5. Agence Internationale de l’Énergie (IEA). CO2 emissions from fuel combustion Highlights (2017 edition).
  6. Données Climat Mundi récupérées au centre de ressources sur les bilans de gaz à effet de serre de l’ADEME.
  7. IRENA and IEA-PVPS (2016). End-of-Life Management: Solar Photovoltaic Panels. International Renewable Energy Agency and International Energy Agency Photovoltaic Power Systems.
  8. Solar PV - Jobs & Value Added in Europe. EY. Novembre 2017

Testez l'application OuiSol

C'est gratuit
et sans engagement !
C'est gratuit
et sans engagement !

Vous avez des questions ?